TROU NOIR

Voyage dans la dissidence sexuelle

The way 2bcome — À propos du travail de Romy Alizée

Brenda Walsh nous parle de Romy Alizée, photographe/actrice/réalisatrice/travailleuse du sexe, de son parcours artistique et personnel qui la conduit à entremêler tous les aspects de sa vie dans le médium photographique. Ce qui impressionne dans son travail c’est cette faculté à faire briller quelque chose comme une constellation lesbienne et queer tout en allant au-delà d’un principe de représentation : "Et je me dis que parler d’une communauté c’est en faire parler chaque membre distinctement et précisément, pour créer une toile de connexions entre elles, qui restera."
Cet article propose une lecture du travail de l’œuvre de Romy Alizée, suivi de "Ça va jamais rentrer", texte de la performance dans l’exposition Warm Inside.

Illustration : Romy Alizée, Autoportrait avec Marianne, 2019.


The way 2bcome

À propos du travail de Romy Alizée et de son exposition Warm inside

L’histoire de ce travail est une histoire par étapes, comme la plupart des histoires pourrait-on dire, et celles de nos sexualités spécialement. Romy Alizée dit que, la concernant, « d’abord il y a eu les images, ensuite il y a eu la pratique ». Ce n’est pas tout à fait vrai, elle s’est contredite plus tôt dans l’entretien que nous avons réalisé ensemble : « j’ai eu ma première meuf à 19 ans à Nantes, et juste après je suis montée à Paris. » A son arrivée, Romy Alizée a mis du temps à trouver sa place. Avant, lorsqu’elle vivait encore chez sa mère en Vendée, elle faisait déjà des allers-retours en ville pour poser gratuitement pour des photographes parce que sa manière à elle, au début, de ne pas percevoir son corps comme le patriarcat lui renvoyait (petite, grosse, mollets moches, lui disait son frère), c’était de se prendre pour une pin-up ou une icône érotisée, comme Cosey Fanni Tutti, Asia Argento, Lydia Lunch... Ensuite il fallait continuer de le faire pour de l’argent, pour payer son école de théâtre. Elle était déjà formée, donc ça a bien marché. Le porno vient dans ce continuum. Être lesbienne arrive entre temps : « j’ai continué à sortir avec des mecs mais je traînais dans les endroits queers auxquels je sentais que j’appartenais, même si j’étais toujours un peu en dehors parce que j’avais encore une sexualité hétéro. »
Elle n’est pas la seule à être passée par là, ça commence souvent comme ça quand on se pose des questions. Ce n’est pas l’histoire de tousxtes non plus ; par exemple dans le film Thank God I’m A Lesbian (L.Colbert et D. Cardonna, 1992), la musicienne Lee Pui Ming raconte :

« Je suis née lesbienne, et s’il y a eu un choix à faire pour moi, c’est quand, adulte, j’ai décidé de résister aux normes familiales. »

« On nous conditionne socialement aux désirs hétérosexuels », explique ensuite Dionne Brand, poétesse et réalisatrice trinidadienne-canadienne, « et quand on s’en libère enfin, on peut alors s’accepter. Je suis donc devenue lesbienne vers l’âge de 30 ans, et j’approche de ma quarantaine. Et dieu merci, je suis devenue lesbienne ! Parce que ça a été un moment de parfait bonheur, de liberté totale. J’ai accepté mon désir, j’ai dès lors refusé de me censurer. »

Un peu plus loin dans le film, Sarah Schulman, autrice américaine, y raconte le souvenir d’un moment précis comme point de départ : « La première fois que j’ai compris que ma sexualité n’était pas la norme, j’étais à la maternelle et l’institutrice était obsédée par son mariage. Elle a fait mettre tousxtes les enfantexs en rang par couple, comme des moonistes, sauf moi… qui jouait le photographe. »

Ce film rappelle, entre autres, que tout le monde n’a pas les mêmes chances d’émancipation. Les classes sociales, raciales, culturelles définissent souvent le temps que les personnes queers prendront à vivre et outer leur sexualité et leur genre. Il s’agit de l’accès aux codes, aux communautés, du niveau d’homotransphobie de sa famille, des moyens d’accès aux lieux, aux soins, au confort mental et matériel que de toutes ces étapes nécessitent.

Dans le milieu patriarcal et ouvrier de Romy, penser à sa sexualité c’est être une pute. Devenir une pute sans en avoir les codes et en étant isolée dans un contexte prohibitif représente un danger. C’est entre autres pour expliquer ça que Romy prend la parole plusieurs fois dans les médias depuis 2017, au sujet de la censure — comme dans sa tribune En furie contre la censure sur le net — et au sujet de son viol dans le cadre de son travail.

Romy est devenue TdS au fur et à mesure, et, en traversant les contraintes, fera des choix dans le travail du sexe au fil des désirs et difficultés qu’elle rencontrera. Elle politise plus précisément son travail, et pousse sa stratégie de vivre ce qu’elle veut devenir en s’imposant de jouer exclusivement dans des pornos lesbiens, en parallèle à ses activités d’escort (spécialité : vendeuse de petites culottes).

C’est un photographe qui propose à Romy de prendre sa première photo. Il posera nu pour elle. Voilà le geste originel de retournement de l’objectif de son travail photo. « I ended up being the photographer », conclut Sarah Schulman dans son souvenir.

Ces étapes sont aussi celles de la construction de son identité fem, qu’elle tourne en dérision autant qu’elle l’incarne. C’est quoi être fem ? est l’une des recherches qu’elle mène, d’abord dans ses rôles, puis dans les tableaux qu’elle construit. Joan Nestle, militante et autrice fem incontournable, dit que les fems ont contribué largement à maintenir le monde lesbien uni à une période dangereuse, par les pratiques de soin, de visibilité, et aussi grâce à leur passing hétéra en dehors des espaces communautaires. Elle emploie cette formule :

« Nous avons prodigué plus d’amour et de moiteur sur nos tabourets de bar et dans nos foyers que les femmes ne sont censées en recevoir. » ; puis elle explique : « Mais ni moi, ni les autres fems que je connaissais n’étions en sucre. Nous savions ce que nous voulions et c’était un exploit formidable pour des jeunes femmes des années 50, à une époque où le pouvoir politique nous serinait qu’il fallait être dans la norme, se marier, avoir des enfants. Oh, nous avions nos manières - nous nous parions, nous parfumions, nous donnions en spectacle (…). Mais nous marchions la nuit jusqu’à notre bar et nous en sortions les yeux troubles au petit matin désert pour affronter une longue et morne semaine de faux-semblants au bureau, au salon de coiffure ou à la compagnie de téléphone. J’ai toujours su que nos vies étaient un mélange étonnant d’aventures romanesques et de réalisme. » [1]

À travers ce mélange entre « romanesque et réalisme », celui de la performance de sa propre identité, le travail de Romy Alizée se situe dans toute une série d’écarts et d’équilibres : de la mise en scène et de la documentation, du sérieux et de la dérision, de la reproduction et de la réappropriation… En témoignent les titres de ses photos : « Fem d’intérieur au temps du réchauffement climatique », « Autoportrait Forniphilie » ; ou encore « Sainte-Agathe, mère des Gouines », et des titres plus sérieux, plus classiques, du type « Autoportrait avec ... », « Putes sur le ring », « La Servante ». Ces jeux avec les codes de la tradition illustrent précisément ces écarts.

Autoportrait Forniphilie, 2018

Les premières photos qu’elle réalise sont encore avec des mecs : ils sont les meubles, ils ont les visages cachés, leur corps est utilisé plutôt que photographié - j’en apprends plus sur le kink forniphile, l’objectification notamment en meubles des mecs cis par des dominas. Peu à peu, ils disparaissent et arrivent les amix de Romy. Là, iels participent pleinement à ce qu’il faut faire et montrer dans chacune des scènes documentées. Lorsque Romy dit « d’abord il y a eu les images, ensuite il y a eu la pratique », il faut comprendre que ces photos sont faites pour lui permettre à elle de faire ce qu’on y voit, et pour permettre aux participantxes et spectateurices de le faire aussi.

Tout ça n’est donc pas seulement une question de représentation — n’en déplaise à la formule désormais éculée de « représenter nos fiertés ». Ce n’est pas simplement se représenter qui donnera la force aux personnes qu’elle rassemble, c’est bien de se faire faire les choses qu’on a appris à ne pas faire, et pour cela, se les transmettre et créer les conditions de leur pratique.

Les photos de Romy sont, dès lors, en quelque sorte, des situations d’auto-formation, en témoigne par exemple Dominique Gilliot qui a posé pour un portrait : « Je me trouve beau dans ces photos, dans le regard de Romy, et par triangulation, je le suis. Chargé. Plein. Présent. C’est aussi une démarche de réappropriation du fun, de la beauté, de l’émotion, du plaisir franc dans le sexe, qui est un vrai combat intime pour nos communautés, auxquelles on a souvent inculqué la détestation de soi et la gêne, et des solutions hétéronormées relatives au sexe. En ce sens, les photos de Romy m’informent. »

La joie de Mila, 2020.

La question de la distance et du degré se joue dans les images : il y a des mouvements qui se rencontrent, parfois contradictoires, entre la manière dont Romy rend tout beau, et la manière dont rien de ce qu’il se passe dans les photos ne convient aux normes de performance et de sérieux (pornographiques notamment).

Par exemple, dans l’exposition Warm inside, il y avait un photogramme de prises de vues réalisées sur scène lors de sa performance Gaze.S, jouée avec Marianne Chargois, un spectacle documentaire sur les parcours TdS des deux protagonistes. En live, Romy montre comment elle réalise son autoportrait « Parisienne » où elle se met un gode Tour Eiffel accroupie face caméra : le temps du retardateur (10 secondes), elle doit courir chatte à l’air s’enfourner sur sa Tour, juchée sur des talons impraticables, manquant souvent la « réussite » du cadre et de la course : « Quand je me mets sur la Tour Eiffel, je sais ce que je fais, je sais ce que ça va provoquer chez qui. Et si je montre comment ça se fait, c’est parce que c’est tellement technique, figé, et comique, alors que quand tu fais du porno tu es censée toujours être excitée, impliquée, parfaitement sexy... c’est là où se situe l’auto-dérision : c’est beaucoup moins iconique que ce qu’on attend. »

Variation autour de la Parisienne, pour Gaze.S, 2022.

Je pense à Annie Sprinkle sur scène, avec son spéculum entre les jambes, proposant au public de lui regarder le fond du vagin les unx après les autres. L’une comme l’autre ont cette manière d’incarner la pornographie de sorte à ce que le sexe — queer/gouine/lesbienne en particulier, qui représenterait le mystère et le fétiche ultimes - soit un peu fragilisé par le dévoilement des secrets.

« Se dire prosexe n’est pas une manière radicale de baiser – si tant est qu’il y en ait une. Il ne s’agit pas d’être excité en permanence. (...) c’est inciter à une critique radicale des plaisirs, de leurs autorisations, légitimations, censures, interdictions, persécutions. (...) c’est dénoncer l’hypersexualisation des corps mais aussi leur désexualisation », écrit val flores dans son texte Se dire prosexe de 2015 (traduit dans Trou Noir en 2021). Dans un contexte où la pensée sexpositive est déjà largement ingérée par les systèmes de consommation, Romy ne lâche pas. C’est pour ça, je crois, qu’elle fait énormément de photos, et encore plus depuis qu’elle a arrêté d’être vendeuse dans une boutique de cosmétiques. Je me rends compte que j’en confonds, je zone sur sa page pour me les remettre en tête, et ça me renvoie vers les pages de plein de personnes.alités que je connais plus ou moins, qui ont posé dans des portraits qu’iels lui ont commandés, dans des scènes avec elle, ou pour de la promo de ce qu’iels font. Et je me dis que parler d’une communauté c’est en faire parler chaque membre distinctement et précisément, pour créer une toile de connexions entre elles, qui restera. Une mémoire non seulement des corps et de leur présent, mais aussi des affects associés à la nostalgie, au fantasme, au traumatisme, qui échappe à l’objectivation de la documentation qu’en ferait tout regard non impliqué.

Brenda Walsh – OlgaR
septembre 2022


Ça va jamais rentrer

Texte de la performance de Romy Alizée dans l’exposition Warm Inside (accompagnée d’une musique originale de Bilou).

Il était à peine midi lorsque je me suis retrouvée seule dans un grand studio photo, exhibée telle une créature splendide et spectaculaire, privée de mes quelques centimètres de tissus en coton blanc - et ce, devant la clique habituelle : Patrick, un photographe sympathique et cynique, cheveux poivre et sel, grand, et Laure, une amie farceuse et volontaire, brune, frangée et dotée d’un réel nez. Ce jour-là, j’avais été sortie du lit un poil trop tôt. Au terme d’une nuit de sexe sans interruption, j’avais retrouvé avec effroi mes poils complètement emmêlés et je sentais encore un peu l’orgasme et le fer. L’odeur d’une bonne baise. Étouffée sous des croûtes de cyprine pendues çà et là sur mes douces parois mousseuses, je me vis dans un miroir aussi sèche qu’une éponge bonne à jeter.

Ce n’était pas un jour pour moi.

Installée du mieux que je peux, je fais dignement face à cette petite audience, me laissant transporter d’un coin à un autre de la pièce principale avec sa fenêtre ovale qui donne sur la rue des écoles - balayant du regard trois éléments étalés au sol de façon rigoureuse : un flacon de lubrifiant water base, plusieurs gants en latex noir et un bonnet de bain jaune à fleurs. Ensemble, ils forment un tout douteux.

Pris indépendamment les uns des autres, ça irait encore - quoique ce bonnet de bain pourrait vraiment me mettre mal à l’aise - mais alors les trois réunis là, comme ça, alignés, et aussi près de moi… je sens que la journée va être longue. Des mots me traversent : cauchemar, calvaire, ou pire, délire, sévice… Je pars loin dans la suspicion, oui, mais je sais aussi comme Romy peut aimer faire du mic mac… Je me méfie de ce qu’elle est capable de faire. À cet instant-là, je me demande vraiment où tout ça va me mener. Pourtant, l’avant-veille au soir, pendue au téléphone, Romy déclarait à sa petite copine quelque chose comme “Le porno, ça va cinq minutes ! Je veux une demande en mariage moi !”. Il m’a semblé clair comme le jour qu’elle allait désormais se tourner vers un style photographique plus angélique, me permettant enfin de prendre ma retraite. Mais je ne suis pas née de la dernière pluie, il ne faut jamais faire confiance à une fem pareil, ’son appétit sexuel peut-être dévorant’, m’a confié un jour une vieille butch sur un bout de trottoir (le seul endroit où on rencontre encore des butchs), et c’est vrai : j’en paye parfois le prix, bien que je me montre généralement totalement impliquée, n’hésitant pas à baver plus que nécessaire pour motiver mes troupes.

Mais pendant que je me lamente et divague, une voix se fait entendre un peu plus haut, celle de Romy qui chuchote à Laure :
 Ça va jamais rentrer.

Bon, elle doit parler de ce foutu bonnet de bain, c’est vrai qu’il a l’air un peu petit et serré pour son tour de tête et ses gros cheveux. Mais alors que j’essaye d’avoir l’air détaché et de faire ma vie, je sens une main qui vient me trifouiller par le devant, qui agite plein de doigts, et voilà qu’un peigne rose à dents larges s’approche et commence une tournée de démêlage de poils, à sec, juste comme ça. Voilà, ça brosse à tout va, et d’un coup Laure s’approche : je me retrouve en trois quarts de seconde luisante de gel lubrifiant. Je ne peux plus réfléchir et je perçois des bribes de conversations mais je n’y vois plus rien, ça me brûle, tout est confus, mais surtout, on dirait bien que ça bavasse dans mon dos : “faut y aller fort”, “sec, sec”, “à boire”, et puis, “pousse”, et enfin, j’entends Patrick partir sur un ’vous voulez du café ?’. Une explosion sensorielle m’envahit de tous les côtés, jusqu’à ce qu’une chose entre en moi, ou plutôt essaye franchement. Ça alors ! qu’est-ce que c’est ? Mais quelle merde, c’est un poing. Il est de petite taille et ganté…. Je suis sûre que c’est celui de Laure, dans mon souvenir, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. La tentation d’en finir au plus vite est très forte, abandonner dès maintenant serait plus sage mais non : ce soir, ce matin, ce midi, je m’y refuse. Non ! Pas cette fois, hors de question de me faire rouler dessus. Ni une ni deux, j’inspire profondément et je me referme autant que possible afin d’écraser de tous mes muscles le poing ganté de Laure - je l’entends au passage crier des “oh”, puis des “aie”, et des “bordel”, tandis que Romy se balance le cul en arrière, visiblement pour détendre son bassin et chercher à me piéger. Je la sens inspirer et expirer en rythme, et puis je l’entends pester à nouveau “ça va jamais rentrer, ça veut pas”. Et voilà que d’un coup d’un seul, une giclée de lubrifiant fait ressortir le poing purulent de mes façades. Aussitôt, je me calme et me relâche un bon coup, encore ouverte et toute coulante. Mais j’ai à peine le temps de me relever que bim, il me revient droit devant, prêt à s’enfoncer un peu plus, toujours aussi lubrifié, tant et si bien que je glisse et ne peux plus me battre correctement en retour. Je proteste que je suis ici chez moi, et je m’exclame parce qu’il est hors de question de passer pour une conne, je dois défendre mon territoire. Tout de go, je mobilise mes vieilles collègues, et nous activons dans l’unisson nos forces pour contracter au plus fort, faire front une bonne fois pour toutes, afin d’emprisonner pour toujours le poignet de Laure. Et que jamais elle ne le retrouve.

Avachie sur son pouf rose, Romy a l’air défoncée. J’ai vu sur le faux-plafond, j’en observe les morceaux qui sont à deux doigts de se décrocher. Romy, elle, baragouine des trucs vagues et s’écroule de tout son long. J’entends Patrick entrer et demander d’une voix calme si tout va bien avant de proposer une tournée de café, tout en claquant la porte.

 Romy ? Romy ?, dit Laure, le poing toujours captif.
 Hmmmmmm… Dis à ma chatte de se détendre.
 Hein ?
 Dis à ma chatte de se détendre, et dis-lui qu’on l’aime, je crois qu’elle a besoin d’être rassurée.

Laure s’approche de moi, interloquée, elle frotte sa main sur mes poils, je comprends pas trop pourquoi mais on dirait un geste tendre.

Au fond de moi je ris. En réalité, je ne pensais pas aller aussi loin, et même si parfois je ne me sens pas reconnue à ma juste valeur, je dois avouer que je les aime bien ces deux-là. Du coup, je me montre coopérative et signale par un soubresaut la cessation de cette lutte hautement héroïque, libérant ainsi le poing de Laure.

Quelques heures plus tard, dans la pénombre de son petit appartement, Romy m’a confié qu’elle souhaitait simplement faire une belle photographie pour célébrer les Jeux Olympiques de 2024 à Paris. J’ai souri. L’on pardonne tant que l’on aime.

Romy Alizée

Ouvrons grand les yeux !, 2022
@romixalizee

[1Fem de Joan Nestle, éditions Hystériques et AssociéEs, 2022

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« Se dire prosexe, c’est interroger sans relâche et de manière invitante les politiques sexuelles et les positions anti-sexuelles dans les lois, les normes institutionnelles et les relations personnelles. »