Les pédés et la révolution

Il n’y a pas de rapport possible entre l’homosexualité et la lutte révolutionnaire. C’est du moins ce que pensent beaucoup de gauchistes. Les homosexuels révolutionnaires, après avoir parlé avec eux, ont décidé de réfuter leurs objections les plus graves et d’aller enfin au fond des choses…

publié en 28 JANVIER 2021, dans le numéro ONZE

Nous célébrons les 50 ans du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire. Aussi, cette année, chaque numéro de TROUNOIR.ORG comportera une entrée en rapport avec cette assemblée mythique, impure, source d’inspiration politique et référence théorique qui continue aujourd’hui de se tenir à distance de toute récupération, de toute assimilation. Le texte que nous présentons est paru dans le numéro 12 d’avril 1971 du journal TOUT ! organe du groupe maoïste VLR (Vive La Révolution), soutenu par Jean-Paul Sartre. Né d’une volonté de donner la parole aux questions de la vie quotidienne, qualifiées « d’apolitiques » par les militants, ce numéro vient sonner le glas d’une vision trop étroitement marxiste de la révolution et du politique. Désormais, le désir, la sexualité, l’amour, le genre, le plaisir contribueront à un paradigme nouveau. Le panache de l’analyse n’a rien perdu de sa vigueur ; celle-ci offre une belle entrée en matière en déconstruisant les mornes certitudes des militants à propos de l’homosexualité.

1. Il est juste et nécessaire que des camarades homosexuels proclament leur oppression et mènent un combat, mais ce combat ne pourra jamais concerner les masses, parce que l’homosexualité reste un problème marginal.

L’homosexualité n’est pas plus un problème qu’une maladie ou une perversion. Elle est un état. Ce qui n’empêche pas qu’elle provoque communément chez les bourgeois trois styles de réactions : la dérision, la fureur, la honte.
Le combat pour l’homosexualité libre n’est pas une lutte marginale. Les homosexuels révolutionnaires refusent le terrorisme puritain de certains militants qui prend pour masque le prétexte de la nécessité des luttes de masse. C’est vrai qu’il n’existe en France qu’une faible minorité d’homosexuels avoués, et cela, parce que dans certaines marges de la bourgeoisie, en particulier chez les artistes et les intellectuels, l’homosexualité est tolérée ou même revendiquée et ne ternit pas la réputation sociale. Mais il existe aussi et surtout parmi les masses, des centaines de milliers d’homosexuels refoulés et qui s’autocensurent sous le poids de l’idéologie morale bourgeoise. Le tait qu’ils ne sont pas encore reliés entre eux par une conscience collective n’est pas une raison suffisante pour prétendre que la notion de masse ne leur est pas applicable.
Enfin, depuis que la pensée freudienne, portée au-delà de Freud jusqu’à l’expulsion de l’impératif moral, a reconnu la pulsion homosexuelle, au même titre que l’autosexualité ou l’hétérosexualité, comme inhérente à tout individu dès sa naissance, le refus de situer l’homosexualité au niveau d’un phénomène de masse ne peut relever que d’un sentiment de honte et d’une pratique auto-répressive inspirée par notre environnement culturel.
Il est évident que la mise à jour d’une telle situation ne peut se faire qu’au niveau où l’on peut critiquer cet environnement culturel dans lequel nous baignons depuis l’enfance. La révolution, à quelque échelon que ce soit, ne peut naître que de la rencontre du besoin de la conscience évoluée (ce qui ne veut pas dire élitaire) avec le besoin des classes exploitées : de leur rencontre et de leur interaction.

2. La lutte pour la liberté homosexuelle n’atteint pas la bourgeoisie dans ses forces vives. Et même la lutte pour la simple liberté sexuelle ne doit pas être placée au premier plan du combat révolutionnaire, car elle est déjà tolérée et même récupérée par la presse bourgeoise et la publicité, à tel point qu’en un certain sens, elle commence à faire partie de l’arsenal bourgeois.

Le visage que donne la néo-bourgeoisie libérale actuelle à la libération sexuelle passe d’abord par sa conception du profit : le corps humain y joue le rôle d’une image ou d’un objet et le désir y joue le rôle d’une incitation à la consommation et non à la jouissance. C’est toujours la possession érotique et la propriété du corps qui restent la loi et non la pénétration et le don par la médiation du sexe.
Cette soi-disant liberté sexuelle dissimule l’exploitation sexuelle par le biais du commerce et de la prostitution. Elle perpétue la honte du corps en le transformant en marchandise. La bourgeoisie a banni le mot « amour » de son langage politique et l’a remplacé par les mots « mariage », « fa-mille », « éducation » et plus récemment « érotisme ». Bien sûr, la société capitaliste, après avoir condamné
Gabrielle Russier, s’est empressée de la réhabiliter dans un concert de larmes. Mais elle ne l’aurait certainement pas fait, si en face de son jeune amant, Gabrielle Russier avait été un homme.
Jamais la bourgeoisie n’a toléré la libre disposition d’un corps en face de n’importe quel autre et en particulier chez les mineurs. Jamais elle n’a toléré le droit à n’importe quelle rencontre sexuelle, pourvu qu’elle soit généreuse et publique. Jamais elle n’a toléré le droit à la tendresse entre tous les corps, si ce n’est comme soupape de sûreté dans quelques lieux privilégiés et fermés.

Les révolutionnaires plus puritains que les bourgeois ?

Il est désespérant que des militants révolutionnaires continuent à être aliénés par le puritanisme bourgeois, au moment même où une partie de la bourgeoisie, parvenue à un point différent de maturation, abandonne ce puritanisme à cause d’une intelligence nouvelle du profit, au moment surtout où une grande masse de jeunes, plus ou moins politisés, commence à axer sa révolte sur la libre disposition du sexe. Dans cette question du puritanisme répressif à l’intérieur de la force révolutionnaire, l’attitude vis-à-vis de l’homosexualité est un test capital.
Pour ce qui en est de la hiérarchie des luttes révolutionnaires selon l’urgence, les homo-sexuels ne prétendent pas que le combat contre la sexualité et la culture bourgeoises doit être place au premier plan. Ils pensent seulement que ce combat est inséparable la lutte contre l’exploitation socio-économique. L’un sans l’autre reste lettre morte.
En Union Soviétique en 1918, en même temps qu’était proclamé le droit à l’autodétermination sexuelle, économique et sociale des femmes. On décida de faire disparaitre l’inceste, l’adultère et l’homosexualité du code pénal. Hélas, ils devaient y être réintroduits en 1934, sous prétexte qu’ils menaçaient l’ordre, la stabilité, la capacité de la nation à affronter la guerre et surtout en arguant que l’énergie retirée à l’effort socialiste par l’activité sexuelle était volée à la révolution et au prolétariat. L’homosexualité fut alors déclarée décadente, bourgeoise et fasciste. Cette pensée continue à être celle du Parti Communiste Français en 1971. Tout le problème est de savoir si certains gauchistes vont persister à adhérer à ce système de jugement devenu contre-révolutionnaire, en se fondant par exemple sur le fait que la libération sexuelle semble n’avoir aucune actualité dans la pensée du Président Mao et ne présenter aucune utilité auprès de 800 millions de Chinois.

3. Même chez un révolutionnaire, la vision du monde à travers l’homosexualité, et surtout la sodomie, est une vision parcellaire. Aussi, la lutte pour la liberté homosexuelle n’a pas actuellement d’utilité tactique.

Aucun programme politique n’est entier et cohérent s’il passe sous silence l’instance du désir sexuel interdit même du désir autocensuré. Certes, un homosexuel d’origine bourgeoise doit se demander si la nature de son désir le rapproche plus d’un ouvrier homosexuel que sa conscience de classe ne l’en éloigne. Mais il peut aussi s’indigner de ce qu’on lui interdise à cause de ses penchants de militer dans un groupe maoïste, de même qu’aux États-Unis, il n’aurait pas le droit de travailler dans un ministère ou au Pentagone.
La bourgeoisie doit être attaquée sur tous les fronts où elle fait ressentir son oppression. La lutte pour la liberté homosexuelle n’avait peut-être pas d’utilité publique tactique il y a cent ans et elle n’en aurait pas aujourd’hui au Pakistan. Mais dans les sociétés occidentales, elle participe d’une révolution culturelle qui est devenue indispensable.
Qu’elle soit enfouie, latente ou avouée, l’homosexualité est présente partout où les hommes se retrouvent entre hommes. Elle est présente dans le sport, les écoles, les confréries, les prisons, la guerre, la compétition capitaliste, le culte des idoles du spectacle, le militantisme des camarades, les relations particulières à l’intérieur des familles et même dans la jalousie dès qu’une liaison dé-passe le couple. Il n’est pas question de supprimer d’un coup de baguette toutes les pratiques de compensation du désir homosexuel. Cela provoquerait trop de déséquilibres et d’angoisses. Mais il serait bon qu’on commence à prendre conscience de quoi ces pratiques tiennent lieu.

L’obsession de perdre sa virilité…

La revendication homosexuelle met en cause le culte aberrant de la virilité à partir duquel la femme ne sert à un homme que pour s’imposer aux autres mâles. Elle met en cause ce que la bourgeoisie appelle stupidement la loi de nature, alors qu’elle nous fait prendre un statut culturel et une structure de comportement pour le destin biologique inévitable. Elle met en cause l’enfer du surpeuplement. Elle met en cause les institutions sacrosaintes de la famille et du patriarcat monogamique, défendues aussi bien par les républiques bourgeoises que par les démocraties populaires ou les dictatures militaires. Elle met en cause toutes les conduites masculines d’autorité, de puissance, d’agressivité et d’hystérie qui naissent du refoulement homosexuel.
Par la sodomie enfin, elle met en cause un des plus solides tabous de la société bourgeoise, le tabou de la merde et du trou du cul. L’usage presque continu à titre d’injure, des mots « mer-deux » et « enculé » dans le langage populaire et la persécution verbale que cet usage représente à l’égard des homosexuels montrent bien qu’il s’agit là, non d’une vision parcellaire, mais d’une obsession fondamentale : celle de perdre sa virilité et de se salir. Car la virilité et la propreté sont les deux piliers de la psychologie bourgeoise.
Les enculés répondent qu’ils préfèrent vivre cette obsession anale que l’escamoter, qu’ils préfèrent être baisés dans le cul que dans la tête et que pour eux au moins, baiser n’est pas devenu synonyme de tromper, abuser, blesser, ni symbole de fourberie et de mauvaise foi. Si un révolutionnaire souhaite qu’on encule publiquement un ennemi de classe, un grand patron, un chef d’État capitaliste ou un dictateur fasciste, c’est que l’image de la sodomie est automatiquement associée chez lui à celle d’humiliation, de dérision, de vengeance.
Pratiquer avec amour l’acte tabou de la sodomie entre hommes vaut mieux que d’en rêver dans la haine. En outre, cela risque fort d’exorciser toutes les conduites masculines d’animosité et d’agressivité qui ne sont que la sublimation de cet acte. Il faut carrément demander au bourgeois : « Quelles sont tes relations avec ton trou du cul à part l’obligation de chier ? Est-ce qu’il fait partie de ton corps, de ta parole, de tes sens au même titre que la bouche ou les oreilles ? Et si tu as déci-dé que l’anus ne sert qu’à déféquer, pourquoi la bouche a-t-elle d’autres usages que manger ? »

4. Le refus organique de la femme par l’homme, outre que ce mépris correspond politiquement à un racisme, entrainerait, s’il se généralisait, la fin de l’espèce. C’est pourquoi le prosélytisme homosexuel n’est pas révolutionnaire.

De même que c’est la femme qui est le mieux à même de constater le refoulement homo-sexuel des hommes, seul l’homme qui est pénétré peut imaginer charnellement ce qu’est une femme et rien ne peut le rapprocher davantage d’elle. Au contraire, en méprisant les pédés qu’ils ont investi du rôle mythique de l’homme qui se dégrade en femme (de l’homme qui se laisse salir par la merde comme la femme se laisse salir par le sang menstruel). C’est leur mépris de la femme que les bourgeois font éclater au grand jour. Ils ont fabriqué une image sociale du pédé qui cristal-lise la honte de la virilité perdue, tout en les préservant magiquement de cet affreux cauchemar.
La bourgeoisie hétérosexuelle phallocratique ne peut reprocher aux homosexuels d’avoir ré-duit la femme à l’intouchabilité sans reconnaître qu’elle-même l’a odieusement réduite à ses fonctions génitales et domestiques. Rien ne prouve d’ailleurs qu’une révolution dans la condition sociale féminine et l’image imposée de la femme n’entrainerait pas une métamorphose ou une ex-tension dans la cristallisation du désir homosexuel.
Quant à accuser l’homosexuel d’enraciner son désir dans le culte du phallus, c’est oublier un peu vite qu’il ne craint pas de perdre sa virilité sacrée, car il se sait à la fois homme et femme. Au contraire, il fusionne avec la virilité ou la féminité de l’autre, au point qu’il fait éclater les stéréo-types bourgeois de la virilité et la féminité, au moment même où on pourrait croire qu’ils les caricature.
A ce propos, les homosexuels révolutionnaires refusent d’admettre le partage étanche entre « actifs » et « passifs » qui est fait à l’intérieur de leur condition sexuelle par les psychosociologues bourgeois. Accepter ce partage serait singer l’hétérosexualité et reléguer l’homosexualité au ni-veau d’une imitation servile de l’érotisme officiel, lui-même calqué sur une hiérarchie rigide des rôles : d’un côté le mâle maître, de l’autre la femelle, esclave, idole ou poupée, mais toujours d’abord considérée comme un trou. Même si nombre d’homosexuels n’ont pas atteint ce stade, il est évident que l’homosexualité dans son plein épanouissement assume à la fois l’état du pénétrant et celui du pénétré.

Et si tout le monde devenait homosexuel ?

Ceci dit, il est frappant de constater où sont les peurs qui définissent le mieux la culture petite-bourgeoise. Si on abolissait les prisons, la propriété serait en danger. Si on prononçait la dissolution des armées, la patrie serait en danger. Si on autorisait le haschisch, le travail serait en danger. Enfin, si on cessait de réprimer l’homosexualité, la famille, et donc l’espèce, seraient en danger. Sans rire, la bourgeoisie croit-elle réellement que ’l’homosexualité une fois libérée, tout le monde deviendrait homosexuel ? Ce serait confesser du même coup que les pulsions homosexuelles existent en chaque individu. Et cela, jamais la bourgeoisie ne l’avouera, à cause de son racisme hétéro-sexuel profond.
Les homosexuels révolutionnaires, eux, savent que l’homosexualité n’a pas son origine dans les structures socio-économiques du capitalisme bourgeois et que par conséquent, elle ne disparaîtra pas avec lui. Ils savent qu’elle n’est pas davantage une aliénation due à un caprice de la nature, et que du reste, ce n’est pas la nature, mais la société imposant une idée de nature, qui détermine l’objet du désir sexuel. Si l’homosexualité a pris dans nos sociétés des aspects condamnables (maniérisme, caste occulte, conscience malheureuse, pratique clandestine et papillonnante), c’est parce que la morale des classes possédantes a rendu le vécu homosexuel illicite et grotesque, en le réprimant.
Les homosexuels révolutionnaires ne sont pas disposés à faire du prosélytisme ou de l’évangélisme, comme les hétérosexuels d’en face le font, au niveau des États policiers, capitalistes ou prétendument socialistes, qui imposent une voie sexuelle au détriment d’une autre et qui main-tiennent intacte la puissance innée d’un sexe sur l’autre, symbolisée par la perte du nom de la femme dans le mariage. Il faut comprendre que l’institution du mariage n’est pas naturelle, mais intégrée dans la société à la suite de la victoire historique de la propriété privée sur la propriété commune.
Si les homosexuels se bornent à revendiquer leur liberté, cette demande seule ne sera pas révolutionnaire et on peut imaginer qu’elle entrera un jour dans le champ de la récupération par la bourgeoisie et du réformisme. Ce serait aussi absurde que de vouloir aller vivre dans une île homo-sexuelle libre, en abandonnant le combat contre l’exploitation économique et l’illégitimité des structures bourgeoises.

Vers l’élargissement sans contrainte du désir

Aussi les homosexuels révolutionnaires sont-ils prêts à un effort autrement important : dresser, avec le concours de tous les autres révolutionnaires, un projet crédible de monde nouveau. Cela ne peut aller sans une abolition du couple et surtout de la famille, désignée par l’État comme unique cellule possible de la vie, toutes les autres étant définies commodément à l’avance comme irréalistes ou menant au chaos. On n’a pas assez pensé à quel point, lorsqu’elle accuse les homosexuels d’être improductifs et d’entraver la reproduction de l’espèce, la société capitaliste se fait de l’enfant, la même image que la plus-value. Les marxistes-léninistes ont à cela une seule réponse : le champ de la liberté s’étend au-delà de la nécessité.
En ce sens, puisque les homosexuels révolutionnaires savent d’évidence que la répression antihomosexuelle chez les hétérosexuels est d’abord une répression contre leur propre homo-sexualité, ils ne peuvent nier en retour qu’il existe en eux, une hétérosexualité refoulée. Ici, il est indispensable de préciser une différence de poids. L’homosexualité est toujours réprimée au ni-veau d’une pression de la société bourgeoise, alors que l’hétérosexualité, elle, est seulement refoulée dans un vécu particulier.
Cette différence est politique. C’est à cause d’elle que, si une fraction parmi les homo-sexuels révolutionnaires est prête (dans un souci de déculpabilisation et non d’égalitarisme ou d’uniformisation) à s’ouvrir à la bisexualité, à la pansexualité même, et à rechercher de toutes ses forces l’élargissement sans contrainte de son désir, elle reste néanmoins solidaire des autres homosexuels qui refusent d’essayer de se donner à l’autre sexe aussi longtemps que l’homosexualité sera socialement réprimée.
Encore une fois, si ce refus a la nature même du désir pour fondement, il se double donc d’un acte politique. L’homosexualité reste pour le moment un commun dénominateur pour un ensemble d’individus opprimés : ni tribalisme, ni corporatisme, mais lieu où se circonscrire et se définir, de façon autonome, jusqu’à ce que la sortie du ghetto soit viable, et en ayant conscience que cette sortie du ghetto dépendra autant de la transformation possible du désir que du combat politique qui ne doit pas être la poubelle du refoulement, ni une activité de compensation à un désir non-satisfait.

À LIRE SUR TROUNOIR:
Pinkwashing en Israël

Interventions de Jean Stern à propos de son livre "Mirage gay à Tel Aviv".

Analyse -

28 Mars 2020

Présentation de Henrik Olesen

Adrien Malcor nous présente l’art antisocial de Henrik Olesen : où "le néocorps reste le corps de la dissidence gay".

Culture -

28 SEPTEMBRE 2020

É-videntes : Notes pour la fin d’un monde

Un texte débordant à propos de la réception de la pensée queer au Brésil, de la production d’enfants et du quebranto.

Analyse -

28 Janvier 2020